Entretien avec le Comptoir

Nous avons publié à l’automne 2017 un {Manifeste des Chimpanzés du futur, contre le transhumanisme} (Editions Service compris), suivi de multiples réunions-débats à travers la France, et d’échanges comme celui-ci avec le site du Comptoir.

Le transhumanisme n’est pas une idéologie parmi d’autres, mais l’idéologie dominante de la mécanocratie, la classe dirigeante qui détient les {mékhané}, les moyens/machines – c’est le même mot en grec – de la puissance. Avoir, savoir, pouvoir.

Le transhumanisme a une histoire. Il ne s’est pas toujours nommé ainsi et il changera encore de nom, dès que celui-ci sera devenu infâme, comme il s’est déjà débarrassé du nom d’« eugénisme », trop compromis par les nazis.
Le transhumanisme a une réalité. L’activité concrète des laboratoires scientifiques, notamment dans les « technologies convergentes » (Nano-Bio-Info-Cogno), lui donne les moyens de ses ambitions.
Le transhumanisme a pour objectif d’accroître et d’accaparer les moyens de la puissance. Tous les moyens. Les moyens de tout. De la toute-puissance. Le projet affiché des détenteurs de ces moyens est d’aboutir, grâce à l’automachination, à l’avènement d’une espèce supérieure de cyborgs génétiquement modifiés et de ravaler le reste de l’humanité au rang de « chimpanzés du futur ».
Ce projet est réaliste. Le transhumanisme est à la fois l’idéologie de la technocratie et le stade actuel du capitalisme, de la croissance, de l’industrialisme et de l’artificialisation.
Si voulez en savoir plus, lisez cet entretien.
Si vous voulez en savoir beaucoup plus, lisez le {Manifeste des Chimpanzés du futur}.

Pour lire l’entretien : Entretien avec Le Comptoir 2018

Lire aussi :
Ecrasons l’infâme : le culte de la Mère Machine et la matrice religieuse du transhumanisme

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Entretien sur le transhumanisme avec le journal « Inf’OGM »

Le journal Inf’OGM publie dans son numéro 144 (mars/avril 2017) un entretien où nous avons tâché de répondre aux questions suivantes :
- Qu’est-ce que le transhumanisme ?
- Quelles sont les différences entre des lunettes et des implants neurologiques ? Où s’arrêtent les soins « classiques » et où commence l’homme augmenté ?
- Pourquoi parlez-vous des humains comme des « chimpanzés du futur » ?
- Pourquoi vous opposez-vous à ces « progrès », comme les tenants de ces technologies les nomment ?
- Est-ce que le transhumanisme est acceptable par la population ? Est-elle au courant de ce qui se trame actuellement ?

Pour lire le texte : infogm144_mars2017_PMO

Entretien avec la revue « Limite »

Voici un entretien avec la revue Limite (n° 6, avril 2017) sur la machination des hommes et du monde telle que chacun en fait désormais l’expérience dans tous les aspects de sa vie ; publique ou personnelle, individuelle ou collective, économique ou sociale.

C’est un lieu commun désormais que le remplacement des hommes par les machines, que ce soit dans la production ou la reproduction. On sait que pour rester à la hauteur des machines et garder notre place dans le monde-machine, les mécanocrates nous enjoignent de nous auto-machiner par implants, prothèses et ingénierie génétique : Adaptez-vous ou disparaissez comme les autres singes !

Mouvement scientifique, le darwinisme social a toujours employé les moyens de la science à la création d’une espèce supérieure destinée à dominer ou à éliminer les autres. Depuis plus d’un siècle, les inhumains ont donné à leur projet et activité toutes sortes de noms qu’ils jugeaient propres à séduire et à impressionner : « eugénisme », « viriculture », « aristogénie », « anthropotechnie », « sélectionnisme ». Aujourd’hui, ils se disent « transhumanistes » – ceux du moins qui ne se cachent pas derrière le manteau de la science, de la médecine et du progrès pour nous mettre devant le fait accompli.

Progrès, il y a eu. Nous étions des hommes vivant dans le monde. Nous voici bientôt des cyborgs fonctionnant dans leur technotope. Cela vous déplait ? « Soyez des hommes et vous n’aurez pas besoin de Déclaration des Droits de l’Homme ! » (Hölderlin)

Limite est une revue de jeunes écolo-catholiques dans la lignée d’Esprit et des personnalistes des années trente ; et plus particulièrement de Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, les précurseurs de l’écologie politique qui tentèrent vainement d’éveiller ce milieu à la critique radicale avant de poursuivre leur aventure en francs-tireurs libertaires.

On trouve la revue en librairie (112 pages, 10 €) ou chez l’éditeur :

Limite,
10 rue Charles Divry 75014 Paris
http://revuelimite.fr/
redaction(at)revuelimite.fr

Pour lire l’entretien : Entretien avec Limite

Un soir à Mirepoix : compte-rendu d’un débat sur « Technologie, technocratie, transhumanisme »

Nous sommes souvent conviés à des réunions-débats organisés par des « cafés citoyens », des librairies, salons du livre, ciné-clubs et autres groupes politiques, syndicaux ou associatifs. On le sait peu mais partout en France, une myriade de lieux et de comités animent une réflexion et une discussion perpétuelles sur l’état des choses et les moyens d’y remédier.
Chacune de ces rencontres offre un caractère particulier. Certaines durent tard dans la nuit, avec des échanges denses et nourris. D’autres revêtent plutôt un caractère d’initiation pour ceux qui y participent.

L’ami qui nous a invités à Mirepoix le 18 juillet dernier a eu l’idée de transcrire les propos tenus ce soir-là, en plein air, sous la halle du village (merci Georges). L’intérêt de cette transcription, brute mais fidèle (avec des notes de transcription utiles et discrètes), c’est de permettre aux participants de revenir sur ce qui s’est dit, d’y réfléchir, de creuser par eux-mêmes et avec ceux qui n’étaient pas là. Chaque débat de ce type devrait donner lieu à une transcription semblable et circuler à l’intérieur du groupe organisateur et de groupe à groupe, afin de stimuler la discussion et d’élever le niveau de conscience collective. Cela se faisait au XIXe siècle dans le mouvement ouvrier, où les réunions donnaient lieu à une circulation de comptes-rendus.
Puisse cet exemple être suivi lors des innombrables réunions-débats à venir. Cela aidera les intervenants à ne pas se répéter et les auditeurs à les pousser plus avant dans leurs exposés.

Pour lire la transcription : Un soir à Mirepoix

Entretien avec « Terre à Terre » (France Culture)

Voici un entretien avec Ruth Stégassy, productrice de « Terre à Terre », la seule émission d’écologie politique du groupe Radio France, soigneusement dissimulée chaque samedi dans la case de 7 à 8 heures du matin : http://www.franceculture.fr/emissions/terre-terre/transhumanisme-0

Cet entretien revient sur le transhumanisme et le capitalisme technologique, tels que notre activité d’enquête critique à partir de Grenoble nous a permis de les repérer, de les analyser et de les dénoncer depuis quinze ans.

L’entretien radiophonique n’est pas notre exercice favori. Au malaise d’être en représentation s’ajoute la crainte de mal dire – inévitable dans un échange de vive voix. Au micro, il faut dire juste et vite ; les longueurs et les repentirs ennuient les auditeurs. On a fait de notre mieux. Cependant, l’auditeur insatisfait pourra également lire Machines arrières ! (des chances et des voies d’un soulèvement vital), le texte qui a suscité cette rencontre.