2e rencontres internationales contre les technosciences (Italie, juillet 2020)

Les 2e rencontres internationales contre les technosciences organisées en Italie auront lieu du 24 au 26 juillet 2020 à Altradimora (Alessandria), à l’initiative de Resistenze al Nanomondo. On y discutera de la pandémie et de son accélération de la technification ; de la reproduction artificielle de l’humain et de l’enfant comme marchandise ; du transhumanisme et de la production du vivant ; du Pancraticon et de la société de contrainte ; du numérique comme recolonisateur de l’Afrique ; et de critique des technosciences.

Programme en anglais Second meeting program Altradimora et en français : Programme français Altradimora.

 

 

Conférence le 13 mars à Rodez : « L’Humain libre dans un monde-machine ? »

Conférence-débat avec Pièces et main d’oeuvre, organisée par le Collectif Vallon et les Jeudis en Question.

Linky, smart city, 5G, objets connectés :
Y’a t’il un écran entre nous et la liberté ?
Quelles conséquences sociétales du numérique ?
Qu’est que le transhumanisme ?

Vendredi 13 mars 2020 à 20h30 à la Grange de Floyrac
(Rodez- Fontanges- Onet village)

Conférence-débat à Bordeaux : Contre l’eugénisme technologique

Débat avec Pièces et main d’œuvre,

vendredi 14 février 2020 à 20h à Bordeaux, au Samovar (18 rue Camille-Sauvageau)

Reproduction artificielle, manipulations génétiques

Contre l’eugénisme technologique 

En novembre 2018, le chercheur chinois He Jiankui annonçait avoir produit deux enfants génétiquement modifiés. En Russie, son collègue Denis Rebrikov attend l’autorisation du ministère de la santé pour l’imiter. (Cf. Le Monde 8 janvier 2020) Dans le monde entier, les laboratoires de génétique travaillent plus ou moins discrètement, à l’avènement du surhomme génétiquement modifié ; dans l’attente d’une énième loi de « bioéthique » pour « encadrer », c’est-à-dire légaliser, le fait accompli. Aussi Le Monde diplomatique de janvier 2020 est-il contraint d’alerter ses lecteurs dans une page consacrée aux « riches génétiquement modifiés », sur l’émergence d’une disparité entre les « nantis », dotés d’un génome sain (voire « amélioré »), et des « ensembles régionaux, culturels et socio-économiques – généralement les plus fragiles. » La solution pour les techno-progressistes du Monde diplomatique réside évidemment dans la prise en charge par les assurances sociales de la reproduction artificielle de l’humain (tests et FIV) : c’est-à-dire l’eugénisme pour tous et toutes.

Qui dit produit, dit contrôle qualité, amélioration du produit et des procédés de production. Diagnostic pré-implantatoire, tri des gamètes et des embryons, séquençage génétique à haut débit, puis production de gamètes artificiels et d’embryons génétiquement modifiés – toutes ces innovations figurent dans la loi de « bioéthique » en cours d’examen. Remplacer le hasard de l’engendrement par le choix des caractéristiques de l’individu à venir, tel est le projet du transhumanisme qui en a fait un slogan – From chance to choice – et de l’eugénisme, son vrai nom.

Ainsi, le « darwinisme social » dénoncé jadis par la gauche au nom de l’égalité, s’actualise grâce au « darwinisme technologique » qu’elle réclame au nom d’une fausse égalité. Comme établi par l’historien André Pichot (Cf. La société pure. De Darwin à Hitler. Flammarion, 2000), loin que l’eugénisme menace les technologies de ses « dérives » funestes, il en est au contraire le mobile et le moteur. C’est l’eugénisme, un racisme issu des laboratoires, qui suscite les recherches en génétique et « procréatique » afin d’accomplir ses projets de « race pure » et « supérieure ».

Ce crime contre l’humanité, que ses promoteurs travestissent en pseudo-égalitarisme et en émancipation, s’accomplit au moyen de son artificialisation et de la production d’enfants en laboratoire. Mais la rançon de l’émancipation du vivant et des contraintes naturelles, c’est la soumission aux contraintes techniques du monde-machine, et au pouvoir des machinistes.

Qui veut défendre l’espèce humaine doit refuser l’appropriation par les biocrates experts, du droit naturel à la reproduction sexuée, libre et gratuite, ainsi que la sélection et la modification génétique de l’humain.

C’est de quoi il sera question dans le débat qui suivra l’exposé.

Affiche Conférence Bordeaux

 

Conférences-débats à Montpellier et Béziers : Contre l’eugénisme technologique

Débats avec Pièces et main d’œuvre,

Vendredi 7 février 2020 à 20h, au Centre A. Durruti à Montpellier (6 rue Henri René)

Samedi 8 février à 17h30 à la Cimade de Béziers (14 rue de la Rotonde)

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Reproduction artificielle, manipulations génétiques

Contre l’eugénisme technologique

En novembre 2018, le chercheur chinois He Jiankui annonçait avoir produit deux enfants génétiquement modifiés. En Russie, son collègue Denis Rebrikov attend l’autorisation du ministère de la santé pour l’imiter. (Cf. Le Monde 8 janvier 2020) Dans le monde entier, les laboratoires de génétique travaillent plus ou moins discrètement, à l’avènement du surhomme génétiquement modifié ; dans l’attente d’une énième loi de « bioéthique » pour « encadrer », c’est-à-dire légaliser, le fait accompli. Aussi Le Monde diplomatique de janvier 2020 est-il contraint d’alerter ses lecteurs dans une page consacrée aux « riches génétiquement modifiés », sur l’émergence d’une disparité entre les « nantis », dotés d’un génome sain (voire « amélioré »), et des « ensembles régionaux, culturels et socio-économiques – généralement les plus fragiles. » La solution pour les techno-progressistes du Monde diplomatique réside évidemment dans la prise en charge par les assurances sociales de la reproduction artificielle de l’humain (tests et FIV) : c’est-à-dire l’eugénisme pour tous et toutes.

Qui dit produit, dit contrôle qualité, amélioration du produit et des procédés de production. Diagnostic pré-implantatoire, tri des gamètes et des embryons, séquençage génétique à haut débit, puis production de gamètes artificiels et d’embryons génétiquement modifiés – toutes ces innovations figurent dans la loi de « bioéthique » en cours d’examen. Remplacer le hasard de l’engendrement par le choix des caractéristiques de l’individu à venir, tel est le projet du transhumanisme qui en a fait un slogan – From chance to choice – et de l’eugénisme, son vrai nom.

Ainsi, le « darwinisme social » dénoncé jadis par la gauche au nom de l’égalité, s’actualise grâce au « darwinisme technologique » qu’elle réclame au nom d’une fausse égalité. Comme établi par l’historien André Pichot (Cf. La société pure. De Darwin à Hitler. Flammarion, 2000), loin que l’eugénisme menace les technologies de ses « dérives » funestes, il en est au contraire le mobile et le moteur. C’est l’eugénisme, un racisme issu des laboratoires, qui suscite les recherches en génétique et « procréatique » afin d’accomplir ses projets de « race pure » et « supérieure ».

Ce crime contre l’humanité, que ses promoteurs travestissent en pseudo-égalitarisme et en émancipation, s’accomplit au moyen de son artificialisation et de la production d’enfants en laboratoire. Mais la rançon de l’émancipation du vivant et des contraintes naturelles, c’est la soumission aux contraintes techniques du monde-machine, et au pouvoir des machinistes.

Qui veut défendre l’espèce humaine doit refuser l’appropriation par les biocrates experts, du droit naturel à la reproduction sexuée, libre et gratuite, ainsi que la sélection et la modification génétique de l’humain.

C’est de quoi il sera question dans le débat qui suivra l’exposé.

 

Grenoble, 11 janvier 2019 – Transhumanisme : voulons-nous devenir des hommes-machines ?

Vendredi 11 janvier 2019
Apéro et librairie dès 18h30
Conférence-débat à 19h30
Maison des Associations de Grenoble
(6 rue Berthe-de-Boissieux)

Le transhumanisme est un projet de prise en main de l’Evolution par les ingénieurs. Son objectif : substituer aux humains une espèce « augmentée », fruit du progrès technologique et d’une volonté de maîtrise totale.
Quels sont les ressorts et les moyens de cette idéologie ? S’agit-il d’un délire scientiste ou
d’une menace réelle ? Et vous, voulez-vous devenir des hommes-machines ?

Conférence-débat avec Olivier Rey, mathématicien et philosophe, auteur de Leurre et malheur du transhumanisme (Ed. Desclée de Brouwer, 2018),
organisée par Jo Briant, militant grenoblois & Pièces et main d’oeuvre, auteur du Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Ed. Service Compris, 2017).

Conf Grenoble