Le Droit à l’oncle

Nécrotechnologies.

par Anselm Jappe.

Si vous n’avez pas le temps de lire Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine, ni Le Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (toujours en vente), vous pouvez lire le fidèle résumé qu’en fait Anselm Jappe, théoricien reconnu de la critique de la valeur et bloggeur sur Médiapart (ici ).

Blague à part, c’est une sorte d’événement que sept ans après nos alertes contre La Reproduction artificielle de l’humain, un authentique anti-capitaliste rejoigne publiquement notre critique, quitte à nous rejoindre également sur les listes noires des petites meutes techno-progressistes. Vous verrez que, à ce rythme, un François Ruffin qui vient de se découvrir une hostilité « métaphysique » au progrès, ou l’anti-capitaliste Hervé Kempf et ses « collaborateur-ice-s » pro-PMA de Reporterre, finiront par rallier l’écologie radicale et anti-industrielle avant 2050.

Lire aussi :
- Parution de Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine

- 10 thèses sur la reproduction artificielle de l’humain

Dressons les antennes

Nécrotechnologies.

par Coda Nera.

Un appel italien contre la 5G et la numérisation de nos vies

Nous avons reçu du collectif italien Coda Nera (« Queue noire ») un appel à « résister au réseau 5G, à la digitalisation et à la médicalisation de nos vies ».
Comme nos amis sont aimables, ils ont poussé la prévenance jusqu’à publier une version française de leur texte, dont certaines tournures ajoutent au charme de la lecture (voir ici).

Il s’agit en outre d’un texte posé et assez exhaustif quant aux griefs que nous pouvons avoir contre le monde-machine, dont l’avènement s’accélère à la faveur de la pandémie de Covid-19.

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Dressons les antennes
Ce sont des temps difficiles. Vous vous demandez peut-être quand ça allait mieux. Si nous relisons de nombreux textes, affiches ou écrits divers du milieu du XIXe siècle à nos jours, parus dans des cercles radicaux qui ont contesté le statu quo, nous trouverons des phrases telles que “il n’y a plus de temps à perdre”, “maintenant ou jamais”, “on ne peut plus attendre”, “la catastrophe est imminente”, “cela va changer nos vies à jamais” et ainsi de suite.
Or, une personne malicieuse pourrait dire : “Écoutez, cela fait presque deux siècles que vous nous embêtez et nous sommes toujours là, sains et saufs, nous vivons dans l’époque la plus démocratique de l’histoire, certes tout n’est pas parfait mais c’est le meilleur des mondes possibles”.

Il faut l’admettre, ce genre de réflexions sont rassurantes et font apprécier toutes les belles commodités de notre civilisation moderne, assis sur le canapé et soupirant : “Mais oui, au fond ce n’est pas si mal”. Il nous faudra secouer cette inertie pour parler de l’énième “quelque chose” qui changera nos vies à jamais : 5G, digitalisation et médicalisation de la société globale, toutes choses qui vont ensemble, surtout les deux premières. (…)

« Nous souhaitons une enquête sur les origines de la pandémie de Covid-19 approfondie et crédible »

Service compris.

par 26 scientifiques internationaux.

Ce 4 mars 2021, 26 scientifiques et journalistes internationaux publient une tribune dans le Wall Street Journal (voir ici), et dans Le Monde, qui reprend en termes diplomatiques toutes les interrogations et suspicions que nous avons nous-mêmes exprimées depuis un an sur l’événement déclencheur de l’épidémie de Covid-19. La cause primaire étant bien entendu l’intrusion et les dévastations de la société industrielle dans les moindres recoins de nature.

Ce que ces experts et spécialistes disent entre les lignes, c’est la forte probabilité d’une fuite accidentelle de laboratoire, et l’interdiction par la technocrature chinoise de toute véritable enquête sur les faits.

Lire aussi :

L’OMS n’a rien vu à Wuhan

Un virus d’origine scientifreak ?

Le virus à venir et le retour à l’anormal

Leurs virus, nos morts

Un article de « We Demain » : « Clinatec : faire remarcher les tétraplégiques »

Service compris

par We Demain

La revue futuriste et franco-ricaine We Demain publie un dossier sur les laboratoires qui « connectent le cerveau et les machines ». On y trouve cet encadré sur les dernières nouvelles de Clinatec.

Clinatec
Faire remarcher les tétraplégiques

Thibault est tétraplégique, mais depuis plus d’un an, il avance et bouge les bras grâce à un exosquelette qu’il contrôle mentalement en laboratoire. Voir des patients paralysés se lever, marcher et manipuler des objets, c’est l’objectif du projet Brain Computer Interface du laboratoire grenoblois Clinatec, fondé par le professeur Alim-Louis Benabid. Moins invasif que ceux des projets Neuralink ou BrainGate, l’implant se situe sous la boîte crânienne, à la surface et non dans le cortex. Ce qui lui permet d’être réversible et d’éviter les lésions.
Mais pour la médecin Perrine Séguin, la prouesse réalisée par Clinatec pose des questions de bénéfice-risque pour les patients : l’opération chirurgicale nécessite de faire « deux trous de 5 cm dans l’os du crâne, avec les risques que cela comporte », rappelle-t-elle, et « dans l’étude publiée, sur les deux patients opérés, l’implant de l’un d’eux s’est arrêté et a dû être enlevé ». De plus, selon elle, ce type de dispositif n’est « fonctionnellement pas encore utile », pour les patients : alors que Thibault peut se déplacer en fauteuil roulant, l’exosquelette de Clinatec doit par exemple être attaché au plafond pour ne pas tomber, et « il manque encore la préhension », sur laquelle travaillent activement les chercheurs grenoblois.
Selon Perrine Séguin, d’autres recherches, bien que moins avancées techniquement, sont plus utiles au patient. Comme face à Neuralink, elle s’inquiète aussi de l’espoir suscité par ce type d’annonce : « Certains patients vont à l’étranger se faire implanter tout et n’importe quoi », se désole-t-elle.
Le projet est en outre calibré sur un patient pilote : « Ce n’est pas parce que ça marche avec lui que ça marchera sur tous les autres », prévient Camille Jeunet. Clinatec a donc fait sa preuve de concept, mais beaucoup reste à faire.

Séverine Mermilliod
We Demain, n°32, nov-déc. 2020

Lire aussi :
- Clinatec : corps-machine, masque humain
- Clinatec, le laboratoire de la contrainte
- Entretien avec A., parkinsonienne : « Les traitements du Pr Benabid nous réduisent à une machine »
- Fermez Clinatec, le laboratoire de la contrainte

Parution de « Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine »

Documents.

par Pièces et main d’œuvre

Voici, à quelques semaines du vote final de « la loi de bioéthique », une nouvelle édition, augmentée et mise à jour, de notre enquête sur la reproduction artificielle de l’humain. Voir ci-dessous la couverture et la quatrième de couverture.

On peut commander le livre chez son libraire :
Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine, par Pièces et main d’œuvre (éditions Service compris, ISBN 9791094229989, 152 pages, 12 €)

Ou directement en envoyant un chèque de 12 € à l’ordre de Service compris :
Service compris
BP 27
38172 Seyssinet-Pariset cedex

Merci d’écrire lisiblement vos noms et adresses (ainsi qu’un courriel ou un numéro de téléphone en cas de problème).

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L’année 2021 verra l’approbation légale par le parlement français, d’un coup de force élargissant à toutes les femmes, fertiles ou stériles, l’accès à la fécondation in labo, prise en charge par une équipe médicale et la sécurité sociale (en attendant les couples d’hommes et les hommes seuls). La même loi autorisera la création d’embryons transgéniques, chimériques, et de gamètes artificiels.
Après avoir ouvert la voie, depuis 1978, à la reproduction artificielle de l’humain, le progrès scientifique l’ouvre aujourd’hui à l’amélioration du produit et à l’EGM, l’enfant génétiquement modifié, grâce au tri, aux manipulations et à l’édition génétiques.
Derrière les bons sentiments, les chantages à « l’égalité » et le « droit au désir d’enfant », c’est l’eugénisme qui poursuit depuis plus d’un siècle ses projets de « race supérieure », d’élimination de toute reproduction naturelle et sexuée, afin d’imposer l’expertise des biocrates et le darwinisme technologique.

Les êtres vivants ne sont pas des machines. On ne les fabrique pas, ils naissent. Ils ne fonctionnent pas, ils vivent.
On ne peut être « écologiste », défenseur du vivant libre, sans être anti-industriel.
On ne peut être anti-industriel sans combattre toute artificialisation de la production infantile.
Ceux qui parlent de radicalité et de défense du vivant sans se référer explicitement à la nature, sans comprendre ce qu’il peut y avoir de subversif dans la naissance et le refus de l’enfant-machine, ceux-là ont un avorton dans la bouche.

Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre depuis l’automne 2000, ont déjà publié nombre de livres sur l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Dernier ouvrage paru, Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme (2017, Service compris).

Loi de bioéthique : les Faucheurs volontaires contre l’humain génétiquement modifié

“Subordonner la morale aux évolutions de la technique constitue, pour les Faucheurs Volontaires, une insupportable atteinte au respect des valeurs humaines.” En ce début novembre 2020, les Faucheurs volontaires d’OGM interpellent les sénateurs sur la révision de la loi de bioéthique pour dénoncer “la transgression perpétuelle par la technique des limites éthiques”. Ils invitent chacun à signer leur pétition ici.

A l’inverse de bien des « écologistes », les Faucheurs volontaires sont cohérents. On ne peut combattre les plantes et les organismes génétiquement modifiés (OGM) sans combattre la modification génétique de l’humain, l’eugénisme et le projet transhumaniste accélérés par la reproduction artificielle, industrielle et marchande.

En 2016, nous nous étions trouvés aux côtés des Faucheurs volontaires pour dénoncer – et empêcher – la présence d’un porte-parole de l’Association française transhumaniste au salon “écolo” Primevère de Lyon (voir ici). Retour ligne automatique
Alors que le parlement s’apprête à valider, avec la révision de la loi de bioéthique, une large part du programme transhumaniste (eugénisme “libéral”, artificialisation de la reproduction et manipulations génétiques, big data génétique, neurotechnologies, intelligence artificielle), nous nous félicitons de nous trouver à nouveau ensemble contre les biocrates et leurs soutiens techno-progressistes de tous bords.

On ne peut être écologiste sans être anti-industriel.Retour ligne automatique
On ne peut être anti-industriel sans s’opposer à la production artificielle des humains et à leur manipulation génétique.

Italie : parution d’un livre contre la reproduction artificielle de l’humain

Partendo dalla zootecnia e dai laboratori di ingegneria genetica – in cui si sperimenta sugli animali per modificarne e potenziarne i corpi – dall’origine delle tecnologie di riproduzione artificiale negli anni ’80, fino alla nuova legge di bioetica francese che estende l’accesso alle tecniche di procreazione medicalmente assistita (PMA), il libro analizza la tendenza alla medicalizzazione di una maternità a tutti i costi e il passaggio che inizia con l’inseminazione, fecondazione in vitro, per terminare con la selezione genetica degli embrioni. La PMA apre la strada ad un cambiamento ontologico e antropologico dell’umanità (transumanesimo). Le autrici criticano l’accettazione della PMA, sempre più estesa, rimettendo al centro i corpi, il vivente e la relazione madre-figlio, la loro indisponibilità al biomercato e all’invasione tecno-scientifica.


Procreazione medicalmente assistita
Dalla riproduzione artificiale animale alla riproduzione artificiale umana
Transumanesimo e produzione del vivente

Autrici/Autori:
Marie-Jo Bonnet, Nicole Anthèa, Silvia Guerini, Cristiana Pivetti, Gena Corea, Pièces et Main d’Oeuvre,
Introduzione a cura di Resistenze al nanomondo

184 pagine, 15 euro, edizioni Novalogos
Per informazioni, copie e contatti:info@resistenzealnanomondo.org

Voir aussi : Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine

« Nous ne voulons pas d’une humanité génétiquement modifiée ! », une tribune d’écologistes citoyennistes

Tribune publiée dans Le Monde le 15 janvier 2020, signée par Dominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l’université de
Lausanne (Suisse) ; José Bové, éleveur, ancien syndicaliste de la
Confédération paysanne ; Elena Pasca, philosophe, administratrice de la
fondation Sciences citoyennes ; Michèle Rivasi, députée européenne (EELV); Jacques Testart, biologiste et essayiste, directeur de recherche honoraire à
l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Voici une tribune des porte-parole habituels de l’écologie citoyenniste, consacrée à la reproduction artificielle de l’humain, et dont le seul défaut est de mentir par omission sur le point essentiel. Ni Testart (et pour cause), ni ses co-signataires, ne sont capables d’énoncer que l’eugénisme commence avec la FIV et que pour en finir avec l’humanité génétiquement modifiée, il faut abolir toute reproduction artificielle.

Tribune : « Nous ne voulons pas d’une humanité génétiquement modifiée ! »

Lire aussi :

- Appel contre l’eugénisme et l’anthropocide
- Alertez les bébés !
- Ellul & Charbonneau contre la fabrication de l’homme-machine

A l’écoute d’Homo Ethicus, un podcast sur « Alertez les bébés »

Nous avons reçu de Julian Burgos – que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam – un résumé commenté, intelligent et bien informé, de notre enquête sur la reproduction artificielle de l’humain et la loi de bioéthique en cours de révision : « Alertez les bébés ».

Si vous connaissez des paresseux qui ont la flemme de lire une vingtaine de pages, faites-leur écouter cette émission d’une vingtaine de minutes.