En Suède, déjà plus de 4000 personnes pucées

Service compris.

Cet article du quotidien suisse Le Temps, titré : « En Suisse, quel avenir pour les puces sous la peau », expose la situation en Suède, pays du monde où l’on compte le plus d’individus pucés. On peut s’y faire greffer sous la peau son abonnement de train, la clé de son bureau ou de son club de sport, ses cartes de visite et son profil LinkedIn.
Et pourquoi pas son QR code de vacciné ? C’est ainsi qu’on devient un composant de la Mère-Machine.

Règne machinal : tout « Le Monde » savait

Nécrotechnologies.

par Pièces et main d’œuvre.

En 1948, le chroniqueur scientifique du Monde, Dominique Dubarle, envisageait des « machines à gouverner », capables d’administrer les sociétés humaines plus efficacement que leurs sociétaires. La cybernétique venait d’émerger du cerveau de Norbert Wiener et de quelques scientifiques, convaincus de l’urgence de limiter l’action de l’humain sur sa propre vie. « Nous ne sommes que tout à fait au début de la série des réalisations possibles en cet ordre d’idées », écrivait Dubarle dans son article (voir ci-dessous).

Trois décennies plus tard, en 1980, l’énarque Louis Kalfon s’inquiétait dans une tribune au Monde du fichage automatisé de la population et de l’interconnexion des fichiers, bref de la puissance des « machines à gouverner ». Et de mettre en garde, dans une formule qui semble un plagiat par anticipation de Pièces et main d’œuvre : « L’informatisation resserre le filet » (voir ci-dessous).

Encore quatre décennies et les Smartiens scannent leur prothèse électronique pour accéder aux lieux publics, obéissant au signal lumineux d’un code informatique. Vert = accès autorisé / Rouge = accès interdit. La machine nous gouverne. Et la technocratie se dissimule derrière les écrans et les automatismes de celle-ci.

Nul doute que les lecteurs du Monde d’après-guerre ont souri ou levé les yeux au ciel en lisant l’article de Dubarle. – De la science-fiction. Ceux de 1980 ont sans doute soupiré. – C’est très exagéré. On n’en est pas là. Les lecteurs de 2021, eux, peuvent dessiner la trajectoire à partir de ces trois points. Informatique quantique, « intelligence » artificielle, puces sous-cutanées, etc. Et en tirer la conclusion qui s’impose : soit la trajectoire vers l’asservissement technologique est maintenue, soit on refuse l’avènement de l’homme-machine dans le monde-machine, et il faut briser la trajectoire.

Lire aussi :
Le 4e Reich sera cybernétique

Alexandre Grothendieck & « Survivre et vivre » – Notre Bibliothèque Verte (n° 36)

Documents

par Renaud Garcia

Pierre Fournier, le fondateur de La Gueule Ouverte et Alexandre Grothendieck, celui de Survivre, restent, 50 ans après leur geste inaugural, des cadavres dans le placard des « écologistes ». Ils partagent une brève existence militante. Fournier publie ses premiers articles « écologistes » en 1967 dans Hara-Kiri, puis dans Charlie Hebdo entre 1970 et 1972, et meurt en février 1973, trois mois après le lancement de La Gueule Ouverte (voir ici).

Alexandre Grothendieck, médaille Fields de mathématiques en 1966, fonde en juillet 1970, avec quelques universitaires réunis à Montréal, le « mouvement international pour la survie de l’espèce humaine », nommé Survivre. Le bulletin du mouvement paraît en août 1970. Dès la fin de l’année, Grothendieck découvre, enthousiaste, les chroniques de Pierre Fournier. Le mathématicien, qui situe l’alternative entre la révolution écologique et la disparition de l’humanité, rejoint le journaliste dessinateur. Ils lancent ensemble le combat antinucléaire, épaulés par des petits groupes : l’Association pour la protection contre les rayonnements ionisants (APRI), fondée par Jean Pignero ; son rejeton, le Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR) ; ainsi qu’Emile Premilieu et le Comité Bugey-Cobaye. Voilà ceux qui organisent le premier grand rassemblement antinucléaire et écologiste en France, les 10 et 11 juillet 1971, à Saint-Vulbas (01), devant la centrale du Bugey. Les ventes de Survivre devenu Survivre et Vivre, passent de 1300 en janvier 1971 à 12 500 exemplaires en 1972. C’est également l’année où Grothendieck pose à la corporation scientifique une question qu’elle ne voudra jamais entendre, et qu’elle ne lui pardonnera jamais : « Allons-nous continuer à faire de la recherche scientifique ? », et aussi : « Pourquoi faisons-nous de la recherche scientifique ? A quoi sert socialement la recherche scientifique ? »

Questions restées également sans réponse de ses amis du groupe Survivre et Vivre. A la rentrée 1973, Grothendieck qui a déjà quitté la recherche et l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques, déserte également Survivre et Vivre, ainsi que le Collège de France, pour un simple poste d’enseignant à l’université de Montpellier. Il évoque son « enterrement » dans un texte autobiographique, Récoltes et Semailles, qui n’a toujours pas trouvé d’éditeur à ce jour. Après sa retraite en 1988, il vit et meurt en ermite, en 2014, à Lassere, un village des Pyrénées. Il a dit ce qu’il avait à nous dire ; il n’a plus rien à nous dire.

Dès l’année suivante, la candidature de René Dumont aux élections présidentielles, coaché par Brice Lalonde, son directeur de campagne, annonce clairement que la « révolution écologique » n’est plus à l’ordre du jour, et que « l’écologie » n’est plus désormais qu’une branche du consumérisme et de l’innovation technologique ; un produit d’appel pour marchands de verdure, en échange de postes politiques ou bureaucratiques. Cependant que des courants technologistes lancent leur propre sous-marque, « écosocialisme », « écoféminisme », « collapsologie », afin de détourner à leur profit, une part au moins, de cette force apparue voici 50 ans ; et en hausse constante depuis.

Si vous croyez que Sandrine Rousseau incarne « la radicalité écologique », consultez son CV (ici), et après avoir éclaté de rire, lisez Survivre et Vivre ().

Si vous croyez que Yannick Jadot, le promoteur de l’industrie et du silicium « verts », incarne « l’écologie réaliste », lisez les trois premiers numéros de La Gueule Ouverte. En vente dans toutes les bonnes brocantes.
Ni l’une, ni l’autre ne sont les successeurs de Fournier et Grothendieck, mais leurs fossoyeurs. Heureusement, les deux fantômes de « la révolution écologique » ne cessent de s’évader du placard où les ont enfouis les anti-écologistes Verts.

Lire les notices :

Lire aussi :

Notre Bibliothèque Verte

La puce dans le vaccin

Nécrotechnologies.

par Pièces et main d’œuvre.

C’était dans les années 2000. La publication de nos enquêtes sur les nanotechnologies et sur les puces RFID – puces d’identification à radiofréquences – (voir ici) avait provoqué une nano-épidémie de paranoïa chez des lecteurs hyper-sensibles. Dans nos réunions-causeries, il s’en trouvait toujours un pour alerter l’auditoire sur ce funeste projet des gouvernants : « ils prévoient de nous pucer à notre insu quand on se fait vacciner ». A chaque fois, nous expliquions, tels des « fact checkeurs » d’avant-garde, que rien de tel n’était envisagé, pas même dans la loi américaine dite « Obama Care », et qu’il y avait suffisamment de motifs réels d’indignation ou de contestation pour s’épargner la peine d’en inventer. Nous en avons déçu quelques-uns qui nous en voulaient.

Certes, on puçait les animaux – et nous étions aux côtés des éleveurs refusant les moutons électroniques (ici et ). On puçait çà et là des humains volontaires. La société Applied Digital Solutions commercialisait VeriChip, puce de la taille d’un grain de riz, injectée par simple piqûre et lisible par scanner, pour délivrer un « code d’identification » donnant accès aux données personnelles du pucé (identité, dossier médical, professionnel, etc). Les modèles équipés de GPS intéressaient les millionnaires sud-américains et les parents de Floride craignant les enlèvements. VeriChip était testée à Los Angeles sur les prisonniers en liberté conditionnelle (bracelet électronique 2.0), et aux États-Unis sur des malades d’Alzheimer.
Le puçage sous-cutané d’employés était signalé en Australie (dans une banque), en Suède (chez Epicenter – voir ici ) ou en Belgique (chez New Fusion à Malines – ici ), pour remplacer les badges d’accès et échanger ses cartes de visite virtuelles. Les supporters argentins du club de Tigre se faisaient injecter leur abonnement, le « Ticket Passion » (voir ) ; les boîtes branchées de Barcelone testaient la puce porte-monnaie, pour payer ses consommations en scannant son bras. Le cybernéticien anglais Kevin Warwick s’injectait des puces pour communiquer avec son épouse et son ordinateur.
Autant d’exemples que nous citions pour alerter sur l’avènement de l’homme-machine, en insistant sur le caractère volontaire et non dissimulé du puçage. Non, les gouvernements ne puçaient pas les gens à leur insu en les vaccinant.

Ce jeudi 14 octobre 2021, la radio d’État (France Info) nous informe que le gouvernement prolonge l’obligation de « passe sanitaire » jusqu’à la fin juillet 2022, après les élections présidentielles. La journaliste politique Nathalie Saint-Cric assure qu’il n’y a « pas de problème démocratique, car on s’y est habitués ». L’évidence nous saute à l’esprit : la puce dans le vaccin, nous y voilà.

« Au pré avec sa mère, le poulain de trois jours tangue sur ses pattes. La seringue pénètre sous la peau du cou. Injection rapide et indolore. Le vétérinaire vérifie son lecteur portable : le numéro d’identification X0723A s’inscrit à l’écran, la puce est opérationnelle. Grâce à l’interface sans fil Bluetooth, le lecteur transmet directement à l’ordinateur les données concernant X0723A : date de naissance, sexe, numéro des géniteurs, vaccinations, allaitement, etc. Il sera désormais simple, en consultant les bases de données, d’assurer un suivi sanitaire rigoureux, de vérifier qui est le propriétaire, et, en le scannant avec un lecteur portable, d’identifier à tout moment X0723A. L’animal est entré dans le système, il a le droit d’exister. » (RFID, la police totale)

En France depuis le mois d’août 2021, c’est pareil pour les humains : une injection rapide et indolore, répétée à quelques semaines d’intervalle. Vérification sur votre lecteur portable : votre QR code est opérationnel. Grâce aux applis téléchargées par les tenanciers de bistrots, de restaurants, de lieux culturels et sportifs, de transports publics, votre smartphone transmet directement les données vous concernant. « Si la personne a un test ou une attestation de convalescence du Covid ou si elle vaccinée, ça apparaît en vert, et on a le nom et l’âge de la personne », explique Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. Vous êtes entré dans le système, vous avez le droit d’exister.

Ce qu’on fait aux animaux, on le fait aux humains. Avec leur vaccins puceurs, nos auditeurs paranoïaques nous proposaient une métaphore et une hyperbole. Parfois les fous ont obscurément raison.
Le QR code des vaccinés n’est pas encore sous-cutané. Mais bien des gérants de bars et leurs clients trouveraient plus pratique d’éviter de sortir le smartphone pour boire un coup. Une puce bien placée ne ferait pas une grande différence, maintenant qu’on est habitués à être scannés comme des colis. Comme dit ce client en terrasse interrogé par la radio : « Au début c’est un peu gênant, mais on finit par s’habituer à tout ».

Rendez-vous à la prochaine crise. Cela nous coûte de le dire, mais en ces temps d’emballement techno-totalitaire, il n’est pas exclu que les paranoïaques soient juste en avance.

Pièces et main d’œuvre
Grenopolis, le 14 octobre 2021

A lire :
Le Règne machinal
(La crise sanitaire et au-delà)
Pièces et main d’œuvre
Service compris, septembre 2021
19 €, 248 p.

1688 : l’Angleterre passe à l’orange – Bleue comme une orange, chap.12

Documents.

par TomJo & Pièces et main d’œuvre

Vous pensiez que l’Angleterre n’avait été conquise qu’une fois, en 1066, par Guillaume le Normand, époux de Mathilde de Flandre ? Erreur. Vous gardiez le vague souvenir que l’Angleterre avait fait sa révolution bourgeoise un siècle et demi avant la France, en 1640, avec le puritain Olivier Cromwell, et connu une sorte de réplique en 1688, afin d’achever un triomphe sans retour ? Erreur encore, c’est plus compliqué que ça.

Nous avons découvert avec ahurissement ce que les Anglais feignent d’ignorer ou travestissent en révolution nationale. Imaginez qu’en 1688, les protestants français, poussés à bout par les persécutions, les dragonnades, la guerre des camisards et la révocation de l’édit de Nantes, aient fomenté le débarquement d’une armée néerlandaise, renforcée de huguenots français, à Calais par exemple. Imaginez que ce corps expéditionnaire, avec à sa tête Guillaume III d’Orange – marié à la fille aînée de Louis XIV – soit entré dans Paris, après trois jours de marche paisible, et que Guillaume III ait pris la place de Louis XIV sur le trône de France, liquidant aussitôt l’absolutisme, et instaurant un parlement issu des vieux États généraux. Parlerait-on dans nos manuels d’histoire de « Glorieuse révolution » ? Sans doute, oui, mais l’Histoire a ses raisons, ses voies et circonstances, toujours particulières et invincibles. Et si cette étrange invasion/révolution a pu réussir en 1688 en Angleterre, c’est que celle-ci était depuis un siècle et demi en voie d’orangisation – mais les vrais historiens disent de néerlandisation : going dutch. La diaspora flamande ayant déjà imposé sa suprématie technique et son calvinisme besogneux, bases de la future grandeur industrielle, et capitaliste, de l’Angleterre. Reprenons donc l’orangisation de l’Angleterre depuis ses débuts.

Lire ce chapitre :

Chapitres 1 à 3.
Chapitres 4 et 5.
Chapitre 6.
Chapitre 7.
Chapitre 8.
Chapitre 9.
Chapitre 10.
Chapitre 11.

Devons-nous arrêter la recherche ?

Documents.

par François Graner.

François Graner, chercheur et biophysicien, fait partie de ces scientifiques et universitaires avec qui nous avons des échanges amicaux, quoique sporadiques, depuis de nombreuses années, et tout d’abord sur la critique de la science. C’est ainsi qu’en 2011, co-lauréat d’un prix Art & Science organisé par Minatec et le CEA de Grenoble, il avait généreusement distrait 2000 € de sa récompense, afin de financer Pièces et main d’œuvre, poussant la conscience jusqu’à s’en expliquer sur notre site (ici et ).

« Le problème, disions-nous alors, c’est que François Graner souffre de « dissonance cognitive ». C’est l’expression scientifique et contemporaine de ce qu’on nommait jadis « troubles de conscience » et encore avant « états d’âme ». » L’âme et la conscience ayant disparu avec la religion et la politique, reste la science – qui est « neutre », comme le savent tous les imbéciles – et donc, « tout dépend de l’usage qu’on en fait ».
La plupart des scientifiques, bien sûr, ont une conscience « sociale » ou « citoyenne », et nombre d’entre eux sont prêts à s’engager pour le bien et contre le mal, pourvu que cela ne nuise pas à leur activité professionnelle, en particulier à leur discipline, ni au bien-fondé de l’institution scientifique, de sa domination sociale, de leur domination sociale.
Certains iront jusqu’à blâmer certaines applications militaires ou marchandes de leurs recherches, des dévoiements, des « dysfonctionnements », à condition que leur position au sein de leur corporation, de leur corporation au sein de la classe technocratique, et de la classe technocratique au sommet de la société, ne soit pas sapée. Bonne conscience, fausse conscience.

Parmi les raisons que François Graner avait de partager son prix avec nous, figurait le désir de nous aider « à diffuser une réflexion sur le sujet ». Nous n’avons rien fait d’autre depuis dix ans, ce qui nous a conduit en cette Année du Virus à nous interroger, un peu avant tout le monde, sur la possibilité d’une fuite de laboratoire, et de manipulations génétiques ayant peut-être doté ce virus de « gains de fonction » (voir Le règne machinal. La crise sanitaire et au-delà).
François Graner, de son côté, fait partie d’un petit groupe de scientifiques dont les alertes et les questions ont contribué à convaincre Le Journal du CNRS, The Lancet, Le Monde, Le Wall Street Journal, l’OMS, puis toutes les girouettes médiatiques, qu’il fallait se demander s’il y avait quelque chose de pourri dans l’origine de ce virus. Pourri à quel point, c’est ce que nous ne cessons de découvrir, tout en sachant que les suspects ont détruit toutes les traces matérielles qui auraient permis l’aboutissement de l’enquête.

Forcément, François et nous, nous sommes retrouvés autour d’un déjeuner en terrasse, fin mai, entre un confinement et le passe numérique, pour examiner où en étaient les rapports de la science et de la conscience, et nous lui avons posé la question qu’Alexandre Grothendieck, médaille Field de mathématique 1966, avait posée à la corporation scientifique en 1972 : « Allons-nous continuer à faire de la recherche scientifique ? », et aussi : « Pourquoi faisons-nous de la recherche scientifique ? A quoi sert socialement la recherche scientifique ? » (voir ici).

Questions restées sans réponse de la part des collègues de Grothendieck, de ses amis du groupe Survivre et Vivre et de toute la corporation scientifique depuis, celui-ci n’obtenant en retour que silence, déni et dérobades, sinon un franc dédain. C’est que dans le monde résultant de deux siècles de révolution scientifique et techno-industrielle, le renoncement à la science équivaudrait à un désarmement unilatéral – d’un pays, d’une entreprise, vis-à-vis de tous leurs rivaux. Un suicide, une reddition. Quant aux membres des pays et des classes « avancées », ils y perdraient une bonne part de ce « progrès », de ce confort quotidien, de cette facilité de vie, acquis avec cette révolution – science, puissance, puiscience. Que la rançon de ce progrès se paye d’un effondrement écologique global et – selon nos maîtres et bienfaiteurs scientifiques – d’un possible suicide collectif, c’est ce que nous savons tous à peu près depuis 50 ans. Mais ce que la science a défait, elle peut le refaire, non ? Ou du moins peut-elle nous adapter, produire un homme-machine encastré dans un monde-machine, comme l’ont décidé nos maîtres et dirigeants, afin de continuer à fonctionner sous un état d’urgence perpétuel et définitif.

François Graner a travaillé tout l’été sur cette question : « Devons-nous arrêter la recherche ? » Il est scientifique et il l’a fait dans le langage et suivant les règles rigoureusement prudentes de la démarche scientifique. Accumulation de faits, multiplication d’arguments, de contre-arguments et d’hypothèses, concision des conclusions. Il retrace dans la première partie de son texte « les manquements des scientifiques » durant cette crise du Covid, « et analyse les liens entre ces manquements et le fonctionnement actuel de la recherche. » La seconde partie « engage une réflexion plus générale, axée sur les leçons à tirer en ce qui concerne la recherche scientifique dans son ensemble : son utilité pour la société, ses dangers, ses régulations, et son futur. »

Conclusion : « Il nous faut d’urgence déterminer et imposer un cadre de valeurs permettant d’anticiper et de trier à la fois les pistes de recherches et leurs applications, pour en réfréner toute la démesure, en couper tous les liens non seulement avec la guerre des humains entre eux, mais aussi avec la guerre des humains contre le vivant ; et engager l’humanité vers la diminution consentie de l’effort global de recherche et des inégalités.
En sommes-nous capables ? Si non, la question lucide de Grothendieck se pose sérieusement : devons-nous arrêter de faire de la recherche scientifique ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Nous publions également une version en anglais, traduite par des chercheurs américains – en fait par leurs logiciels de traduction automatique :

Sandrine Rousseau : un CV de technocrate

Faits divers.

par Renart.

Sandrine Rousseau vient d’échouer à la primaire des Verts pour candidature à la présidentielle, à 2 % de voix près derrière Yannick Jadot. C’est dommage, cela aurait été l’occasion d’examiner ce que signifie « l’écologie radicale » selon elle et selon Le Monde, Reporterre, Valeurs actuelles, Radio France et tous les médias. Qu’à cela ne tienne, Renart qui est lillois comme Sandrine Rousseau, nous dévoile son CV. C’est ça, les Verts.

Les voleurs de vélos : les Verts et « l’électromobilité »

Nécrotechnologies.

par TomJo & Pièces et main d’œuvre.

L’association Alternatiba et l’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) appellent à une « convergence à vélo » de toute la cuvette grenobloise, le 25 septembre 2021, pour « développer les alternatives » et « promouvoir les déplacements à vélo ». Gageons qu’Eric Piolle « le maire à vélo » roulera au milieu du peloton, lui « qui a développé la pratique cyclable dans sa ville mais aussi plus largement sur le territoire » . Pendant ce temps les salariés de Métrovélo, le service de location de vélos – 9000 vélos musculaires – sous-traité à Cycleo, une filiale de Vinci, font grève depuis le 7 septembre. « C’est même pas pour nos salaires, » nous dit un jeune gars touffu à boucle d’oreille, croisé au local de Métrovélo, en face de la gare, « c’est pour les gens, pour avoir les moyens de bien faire le boulot. » Et comme on évoque les vélos électriques – électro-nucléaires – le petit gars s’empresse d’ajouter « mais là, je suis complètement d’accord avec vous, msieur, ma mère a manifesté à Creys-Malville, en 1977, contre Superphénix, elle m’a raconté, chuis sensible à ça, c’est un vrai problème ! »
Ce qui est un problème pour le petit gars est une solution pour Éric Piolle, l’ingénieur Vert de Grenoble et pour ses pareils, technocrates.

Le vélo électrique est le symbole d’un double retournement technologiste : celui du vieux biclou, et celui de l’écologie. Cinquante ans après les premières manifs à vélo contre le tout-bagnole, la ministre de l’environnement Barbara Pompili, une Verte de Picardie, nous assure en effet qu’acheter un vélo électro-nucléaire, c’est « choisir l’écologie ». Ainsi Porsche choisit l’écologie en commercialisant un vélo à batterie lithium-uranium à 7 000 €. Ou comment faire de la bicyclette un engin de luxe, high tech, qui bousille la planète. Une tromperie que les industriels des années 70 n’auraient pas rêvé de voir propagée par les écologistes eux-mêmes.

Lire le texte intégral :

Lire aussi :

« E.shoe : les bienfaits de la marche à assistance électrique », 2021
« Retour à Grenopolis. Tout ce que nous cachent les élections municipales », 2020
« Et si on revenait à la bougie ? Le noir bilan de la « Houille blanche » », 2019
« Le compteur Linky, objet pédagogique pour une leçon politique. Pour un inventaire des ravages de l’électrification », 2016

Retrouvez ce texte et bien d’autres Chez Renart

« Le transhumanisme, c’est l’humanisme en mieux »

Nous avons reçu un texte “musiqué”, comme dit son auteur, Bernard Lortat-Jacob, ancien ethnomusicologue au Musée de l’Homme et Chimpanzé du futur. 


Bernard Lortat-Jacob a passé sa vie à l’étude des musiques populaires et rurales de la Méditerranée. Ce n’est pas une chanson sarde ou berbère qu’il a choisie pour mettre son texte en musique, mais l’Adagio lamentoso de la 6e symphonie de Tchaïkovsky, dite “la Pathétique”.

Choix judicieux pour évoquer le transhumanisme, ses promesses funèbres pour un monde salopé et des humains sans goût. 

Lire le texte :

Ecouter le morceau :

Le Lot emmerdé

Nécrotechnologies.

par Des amis du Lot.

Des amis du Lot – qui sont un peu les nôtres également – nous envoient d’excrémentielles nouvelles du pays. C’est à prendre au pied de la lettre.
Un ras de merde submerge le Quercy, souille les eaux et les sols, non sans conséquence sur la croissance des taux de cancer. La faute à la méthanisation, un procédé de haute scatologie mis au point par des scientifiques (recherche fondamentale), développé par des ingénieurs (recherche appliquée), et implémenté sous forme d’usine bio par une entreprise locale. Outre du gaz, la méthanisation produit du digestat, qui est à la machine ce que la bouse est à la vache, ainsi que des flatulences toxiques, perceptibles à 2 km à la ronde. C’est volontairement que ce digestat, un concentré de poisons et de métaux lourds, est tartiné dans les champs pour les « engraisser ».

Implacablement, la technocratie smartienne et hors-sol, pour ne pas dire extra-terrestre, poursuit ses « plans d’aménagement du territoire », vide les campagnes de leurs habitants, et les dévaste de leurs « ressources » pour alimenter leurs villes-machines. Ces ravages et pillages ayant évidemment lieu au nom des « énergies renouvelables » et de la « transition écologique », c’est-à-dire technologique. Tous les pays sont frappés, disent nos amis du Lot, qui donnent des exemples, mais non pas tous du même fléau. Aujourd’hui, la méthanisation dans le Quercy.